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Nov 05 2012

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Retour de Munich

Vous n’avez pas vraiment pu le rater! Plusieurs d’entre nous se sont rendus ce week-end à Munich pour la Spielwies’n 2012, une vaste fête du jeu qui accueille dans les 45’000 personnes. Le but évident de ce week-end était de pouvoir tester un max de jeux… et nous l’avons fait. Le club s’est donc enrichi de 10 jeux d’un coût moyen d’environ 32 euros 🙂

Dans le détail, il convient tout de même de parler un peu des jeux testés et des raison du choix opéré. Mais sachez ici et tout de suite qu’une galerie de photos et déjà disponible (elle devrait s’agrandir encore un peu ces prochains jours) sur le site, c’est par là qu’il vous faut vous diriger.

Helvetia Games

Le stand Helvetia Games

Pour en revenir à nos moutons et à notre récit, voici donc par le menu les péripéties ludiques dans lesquelles nous nous sommes engouffrés. Le voyage s’est bien passé, départ du Valais à 06h00 le vendredi matin, arrivée sur place peu avant 14h00, achat des billets et direction le stand Helvetia Games pour commencer, c’est bien normal.

Et puis un petit tour dans l’espace de la manifestation, histoire de humer un peu l’atmosphère, de s’en mettre plein les mirettes aux étals des boutiques, de consulter un peu les prix, et de voir ce qui nous attend. La phrase du jour: « J’ai malheureusement pris assez d’argent ». Une petite bière (on est à Munich, ne l’oublions pas) et en route pour le stand de prêt où nous trouvons, parmi les 3500 jeux en prêt, Keyflower qui figure sur notre liste de souhaits (laquelle est longue comme un jour sans pain, jugez plutôt en la consultant sur le forum).

On déballe le jeu qui sent bon le neuf (pas encore dépunché) et on s’attelle aux règles. Les deux Françaises du groupe rejoignent les quatre compères déjà assis pour une partie à six. Premier écueil, les règles, malgré la traduction française, dont le langage n’est pas sans rappeler la manière de s’exprimer de José dans la série « Scènes de ménage », je vous laisse imaginer. Il faut donc souvent relier des passages sur la règle anglaise ou allemande pour comprendre, et malgré tout plusieurs points demeurent obscurs. Tant bien que mal, après interprétation, nous en arrivons à un placement initial et débutons la partie. Une fois en route, le jeu tourne plutôt bien et devient rapidement assez prenant et tendu. Malheureusement, il est trop souvent émaillé d’hésitation en raison de la règle branlante qui manque de clarté dans la langue originale. Dommage qu’on y trouve pas une illustration du placement de départ, ni un résumé du tour de jeu. mais en définitive nous sommes à peu près certain d’avoir joué correctement, même si un point reste ouvert (celui du placement de ses propres ouvriers sur une case chariot d’un joueur adverse). Nous contacterons l’éditeur/auteur à ce sujet. Verdict au bout de la partie: une note moyenne de 4,25 sur 6 avec un 3  comme moins bonne note (surtout à cause des règles) et un 5 comme meilleure note. Ce fut long, et d’ailleurs ce fut aussi la seule partie jouée sur place le vendredi, alors que nous étions arrivés avant 13h00 et que les portes ferment à 18h00.

Nous nous sommes rattrapé en soirée après le souper à l’hôtel avec plusieurs parties. Il y eut d’abord la découverte d’Escape, acheté avec son extension, le jeu de coopération qui dure 10 minutes et au bout duquel on reste coincé dans le temple (enfin pas tout le monde, mais en laisser un seul dedans fait perdre la partie à tous). Note moyenne 3,3 sur 6.

Et aussi Alcatraz, également un jeu de coopération, un peu plus long, un peu plus méchant, un peu plus jeu d’enfoiré (pas de note car oublié de demander). Et encore Lady Alice, que nous n’avons malheureusement pas trouvé à acheter, mais un très bon jeu qui récolte un bon 4 sur 6.

Le lendemain, lever tôt pour être sur place vers 09h30 et aider pyf à mettre en place le stand Helvetia Games et les deux jeux Shafausa et Helvetia Cup, et dans la foulée réserver la table en face du stand, car le samedi c’est vite la cohue. Alors on profite de notre exposant personnel pour entrer avant les visiteurs, lesquels font déjà la queue à 09h30 (au moins 200 personnes au bas mot) alors que les portes ouvrent à 10h00. Mais passons, car nous avons bien notre table sur laquelle trône rapidement Milestones.

Pas de traduction de règle, il faut donc prendre le temps de la lire en allemand. Mais dès les premières lignes il s’avère que le jeu n’est pas très compliqué. La mise en place dure un peu car il y a pas mal de matériel. Le design est très engageant et apporte une certaine fraîcheur. Ici un thème, construire des routes, placer des bornes, des marchés et des maisons, et une mécanique qui lui est entièrement dédiée. Elle ne bouleverse pas le genre, mais elles t très bien adaptée. Un vrai régal et c’est déjà le coup de coeur de la Spielwies’n qui récolte une note moyenne de 5 sur 6, c’est tout dire. La fête commence bien. Et en parallèle sur le stand Pegasus, d’autres joueurs et joueuses du groupe testent Noblemen, une découverte car il n’en a guère été question dans les compte-rendus d’Essen. Le verdict est aussi positif, malgré une erreur qui les a fait jouer un peu dans le vide, oubliant d’avancer le marqueur de tour. Bref, les deux jeux prennent le chemin de notre gros sac.

Il Vecchio passe aussi à la moulinette et séduit ceux qui y jouent. Les règles sont un peu longue, mais les tours de jeu se succèdent rapidement, à condition de ne pas se perdre en réflexions tactico-stratégiques du meilleur coup à réaliser pour assommer ses adversaire d’entrée de jeu. Hawai trouve aussi le chemin de notre table, mais ne parvient pas à convaincre les participant. Beaucoup de choses pour peu d’effets.

Dans l’après-midi, nous parvenons a essayer Saint-Malo. Le nom des auteurs, Inka et Markus Brand, qui ont commis le Village, laissait augurer d’une bonne chose. Las, nous avons rapidement déchanté. Un jeu qui salit avec un matériel peu adapté. Un jeu de dé façon yatzee où on construit des bâtiments, des murailles et on place des personnages au gré des résultats des dés. Et ça se fait au moyen d’un feutre sur un carton glacé. Inutile de dire qu’on termine la partie avec les doigts noirs. L’éditeur aurait pu simplement imprimer les plateaux de jeu sur une feuille à jeter après usage et mettre des crayons à la place. Brf, une déception.

Sur un coup de tête, nous achetons Québec et l’essayons dans la foulée, Mais il est déjà un peu tard, la fatigue est bien là et la règle devient vite une torture. Nous laissons alors tomber la version geek pour s’essayer à la version family. Le jeu ne déçoit pas, la réflexion est intéressante car un peu à l’envers de la normale. Il faut placer ces pions chez les autres pour bénéficier des avantages de leur case. On stoppe après le premier siècle pour aller grignoter quelque chose, avec le sentiment que le jeu doit vraiment être costaux dans sa version geek qui fait intervenir des faits historiques et des leaders. Bref on est impatients de le ressortir au club.

Il nous avait fait de l’oeil toute la journée, mais impossible de l’emprunter tellement il était demandé. Et sur le stand Hans im Glück, toutes les tables étaient en permanence occupée. Mais en soirée finalement, nous avons enfin pu nous asseoir pour essayer ce Palaeste von Carrara. Eh! bien, ça valais le coup d’attendre, d’insister et de revenir plusieurs fois sur le stand. Nous n’avons pas été déçu, bien au contraire. Un superbe jeu de construction servi par une mécanique admirable, à l’allemande diront certains, même si le thème est totalement artificiel. Mais qu’importe, nous avons été littéralement bluffé par ce nouvel opus du duo Kramer – Kiesling (à qui l’on doit notamment Tikal), qui fut le second coup de coeur de la journée obtenant une note moyenne de 5,6 sur 6, c’est proche de la perfection.

La journée avait débuté sur les chapeaux de roue, elle s’est terminée de manière tout aussi intense. Et avant de quitter la manifestation sur les coup des 23h00 à la fermeture, nous avons encore pu négocier l’achat d’un Keyflower de démo sur les deux que le distributeur avait à son stand. Il faut dire que le jeu a connu une édition confidentielle et déjà épuisée, et qu’il n’est pas encore réédité.

Et la fin de soirée à l’hôtel fut plus détendue avec un enchaînement de parties de The Resistance, le jeu où les félons gagnent toujours sauf quand ils font n’importe quoi. Et certains n’ont même pas hésité à se faire une partie de Die Palaeste von Carrara qui avait pris le chemin de notre gros sac.

Au final, la virée munichoise se termine pour le club sur l’achat de Die Palaeste von Carrara, Milestones, Escape avec son extension, Il Vecchio, Keyflower, Noblemen, Québec, The Resistance, Alcatraz et une mini extension du Village vendue au profit des villages pour enfants Schweitzer. Que du très bon quoi, alors ce vendredi ce sera fête au local du Génie de la Lampe, préparez nos neurones :-).

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