mardi 22 août 2017     

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Déc 03 2012

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Une fleur en forme de clef

Ce n’est pas la clef des champs… mais presque. Non que l’on veuille la prendre à la découverte de ce jeu, c’est plutôt tout le contraire. Un bon gros jeu de gestion, plein d’opportunisme avec des mises, tous les ingrédients sont réunis, sauf peut-être la visibilité des critères de victoire, difficile à appréhender d’un seul regard.

Mais prenons les choses dans l’ordre. Il y a d’abord le démontage, des nombreuses tuiles hexagonales, puis le montage des paravents où les cheminées jouent un rôle capital, parce que sans elles, les paravents ne tiennent pas vraiment ensemble. Et après le casse-tête de la remise dans la boîte sans déformer et plier les paravents. Mais finalement, à bon joueur bon jeu, qu’importe donc le flacon.

Autant le dire tout de suite, Keyflower ne réinvente pas la roue du jeu de société façon moderne et contemporaine, mais ce n’aurait pas été raisonnable de le faire. Pour autant, Keyflower n’est pas un jeu qui affiche une réelle ressemblance avec un autre de ses congénères. Dans Keyflower, vous êtes le chef tout puissant d’un village, pour une année. Autant dire que la législature est brève et que vous n’aurez pas le temps de réaliser tous vos projets.

Il vous faudra agrandir votre village, produire des marchandises, les déplacer sur d’autres tuiles en vue de les améliorer, veiller à ne pas prélever la main d’oeuvre (celle qui arrive sur le Keyflower)  en dernier, court-circuiter les autres joueurs, le tout en épuisant pas vos travailleurs. Tout un programme! Et à réaliser en une année, soit quatre saisons, ou encore quatre tours de jeu. Court dites-vous? Que nenni, comptez au moins 90 minutes à quatre joueurs, sachant que l’on peut y jouer à six.

Keyflower se présente au joueur sous forme de tuiles hexagonales (et si jamais, pour la mise en place, retournez la boîte pour consulter l’exemple, ce sera d’autant plus facile). Hexagonales pour permettre d’y jouer à six, chaque joueur ayant son côté. Explication: à chaque saison les tuiles qui serviront à agrandir les villages sont mises au enchères. Chaque joueur enchérit en plaçant des ouvriers le long d’un côté de l’hexagone, toujours le même côté, ainsi lorsque tout le monde passe, il est facile de savoir qui emporte la tuile.

Mais les ouvriers ne servent pas que de monnaie pour les enchères, on peut les utiliser pour activer une tuile dans son village, mais aussi à son profit dans le village d’un autre joueur (tiens je t’envoie un travailleur immigré qui produira trois bois pour moi) mais alors le travailleur rejoindra le village adverse après avoir produit. Le mécanisme permet donc d’espérer pouvoir effectuer une action impossible chez soi, mais tellement nécessaire. Sauf que (oui, il faut bien un peu de piment) activer une tuile à la même saison coûte de plus en plus cher.

Et sans oublier les couleurs des ouvriers qui deviennent une vraie contrainte, mais bon, autant vous laisser la surprise. Et malgré tout, la mécanique est simple: à son tour, le joueur place un ou plusieurs ouvriers sur une tuile pour produire ou à côté d’une tuile pour enchérir (oui, bon! c’est un petit peu plus compliqué, mais pas tant). En bref, pour parler clair et sans langue de bois, Keyflower doit faire partie de toute ludothèque de geek.

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