lundi 20 novembre 2017     

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Fév 04 2013

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Don Corleone

Un jeu de 2010, passé pour le moins inaperçu… parce qu’il s’agit d’une licence, parce qu’il n’est jamais paru en français? Allez savoir. Je l’avais découvert lors du salon du jeu de Munich (Spielwies’n) en 2010 justement (petite photo souvenir).

J’en ai fait par la suite plusieurs parties, non sans un certain plaisir. Puis le jeu a, comme bien d’autres, terminé son existence sur une étagère, sans plus soulever d’intérêt. Ce fut donc un réel plaisir vendredi dernier de pouvoir le remettre sur la table à la demande d’autres joueurs. Il est vrai que le jeu « ne casse pas trois pattes à un canard », comme on dit. Inutile donc d’y chercher la perle rare qui transformera vos soirées en un véritable séisme ludique. Mais il ne mérite pas non plus d’être boudé, bien au contraire.

Der Pate, Le Parrain en français, vous l’aurez compris, a ceci de particulier qu’il vous oblige à devenir un vrai méchant durant la partie. Vous aurez toujours l’excuse des règles pour motiver une OPA inamicale sur le commerce de votre voisin, après avoir dûment jeté son gérant dans les froides eaux de l’Hudson. Rapidement, l’ambiance s’installe autour de la table, sans pour autant que méchanceté rime avec règlement de compte. Car en définitive l’objectif est de s’enrichir, et tout es bon pour y parvenir.

Le thème est plutôt bien rendu, avec un mécanisme d’utilisation des dés réussi. Si leur valeur peut avoir de l’importance, leur couleur l’est tout autant. Le joueur doit à chaque fois choisir entre valeur et couleur pour réaliser les quatre actions de son tour. Et la tension ne cesse de croître au fil de tours avec un petit mécanisme à la Cléopâtre. Il ne suffit pas d’être le plus riche au terme de la partie, encore faut-il gagner en réputation et en influence. Au terme de la partie, il faut en effet parvenir au sommet de l’une de ces deux échelles, mais le hasard décide laquelle, non pas au dernier tour, mais tout au long des sept tours de jeu.

J’ai apprécié la partie, l’ambiance autour de la table, d’autant que mes adversaire du soir se sont tous laissé prendre dans leur rôle de parrain mafieux. Un vrai délice qui finalement remet un peu de baume sur un jeu injustement resté dans l’ombre d’une production pléthorique.

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