mardi 22 août 2017     

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Fév 12 2013

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Périssable souvenir québecois

Le club a fait l’acquisition de Québec lors du salon de Munich en novembre dernier. Un peu les yeux fermés il faut le dire, tant ce jeu était précédé par des préavis favorables, pour ne pas dire enthousiastes. Ma première partie, je l’ai jouée sur place, entre la bière et le bretzel pour ainsi dire. Il était environ 19h00, nous jouions quasi-non-stop depuis une dizaine d’heures et en attendant le repas, nous avons sorti le jeu. Une première prise de contact qui s’est faite dans la douleur, je l’admet.

Mais aussitôt de retour au club, je n’hésitais pas à ressortir la boîte pour une nouvelle partie, en mode costaud. Expérience qui me laissa un peu échaudé, je dois l’avouer. Certes, le je n’est pas terriblement compliqué. Mais il requiert une dose de réflexion telle que j’ai eu de la peine à vraiment l’apprécier. Lors de la pose d’ouvriers il faut tenir compte des bénéfices apportés par le chantier, du nombre d’ouvriers à y placer, de la zone de couleur dans laquelle ils se retrouveront au terme du siècle en cours, de l’ordre du décompte final du siècle, pour jouer sur les majorités, de « trajet » de ses ouvriers majoritaires lors des calculs, bref un nombre de paramètres tellement important qu’il ne peut provoquer qu’hésitations et questionnements.

Cette seconde expérience passée, le jeu est demeuré sur son étagère quelques semaines, avant de ressortir vendredi dernier. Il fallait tout de même voir si cette foutue mauvaise impression allait s’incruster. Nous avons opté pour la version familiale, plus simple du point du vue des majorités. Las! Toute la partie j’ai eu l’impression de n’agir que sous la pression du jeu, sans rien pouvoir contrôler, obligé à agir par opportunisme davantage que par stratégie. Et je dois bien admettre cette fois que ce jeu, décidément, ne me convient pas.

Si les règles sont claires, les manières de scorer ne se dégagent pas simplement. Le jeu n’est pas favorable au développement d’une stratégie, bonne ou mauvaise peu importe, dans la mesure où chacun est largement tributaire des actions des autres. Pour clôturer efficacement un chantier, il vaut mieux positionner son architecte sur un bâtiment dont les effets intéressent les autres puisque vous n’en tirerez aucun bénéfice autre que de fermer le chanter. En corollaire, vous placerez vos ouvriers sur les chantiers des autres, pour bénéficier des avantages du chantier, mais en aidant le propriétaire de l’architecte à terminer le chantier.

Le mécanisme est assurément intéressant, mais dans un autre cadre que celui de l’histoire de la construction d’une ville. Ici je le trouve surtout handicapant, inutilement lourd, trop tarabiscoté. Peut-être eût-il fallu que les auteurs fassent usage d’un mécanisme de production, acheminement, construction à mon avis bien mieux adapté au thème choisi. Dommage, car le jeu promettait beaucoup.

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