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Fév 15 2013

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Un château qui tient ses promesses

La première fois que je l’ai vu ce jeu c’était lors du salon du jeu de Munich en novembre 2007 (oui, ça fait un bail), et encore, à ce moment je ne l’avais que vu car d’autres de mes camarades de jeu, ayant davantage de nez, y jouaient déjà et avant même de terminer la partie (qu’ils n’ont jamais finie d’ailleurs) ont décrété que c’était une perle. Prenant acte, je n’ai pas attendu plus d’une semaine pour y faire une première partie, ce fut le vendredi soir qui suivit notre retour de la capitale bavaroise (et si vous vous demandez pourquoi cette curieuse et lointaine destination, je vous en fournirai la réponse prochainement).

Mais revenons à notre royaume, depuis ma première partie ce jeu n’a cessé de me procurer le même plaisir à chaque fois que j’y ai joué. C’est bien le signe d’un vrai succès: la durée (il y a d’autres jeux dans ce cas, les récits y relatifs vous seront distillés ici même au fil du temps). Et encore aujourd’hui, près de six ans après sa sortie, il continue à être régulièrement joué au club.

J’apprécie particulièrement l’usage que les auteurs ont fait des dés, où à la fois la valeur et le nombre est important. De surcroît, s’il est vrai qu’il y a de bons tirages, il n’y a pas vraiment de mauvais tirage et c’est plutôt rare d’être poursuivi par la scoumoune d’un bout à l’autre de la partie. Le hasard est bien présent, je n’en disconvient pas, mais tout l’intérêt réside dans le fait de savoir en tirer profit. Car en définitive, la victoire ne se joue pas aux dés, mais aux points. Le plus important est donc de construire judicieusement. Et là, le choix est plutôt vaste.

L’extension Forgez un Royaume offre un choix stratégique important et de bon aloi, notamment dans les constructions. En rajoutant des lignes et en donnant la possibilité de personnaliser son royaume, cette extension donne une vraie profondeur stratégique au jeu. Dans sa version de base, les choix des uns et des autres ont tendance à se ressembler et la partie peut alors se jouer sur quelques détails davantage dépendant du hasard que d’une tactique ou d’une stratégie. La guerre qui clôture chaque année est aussi plus facile à intégrer dans une stratégie globale avec l’extension que sans elle.

Ce jeu sait décidément se faire apprécier, à chaque fois qu’il est proposé. Même si, je l’admets volontiers, il n’est pas joué chaque semaine. Sûr que dans un tel cas, son impact serait très différent. Cependant, il fait partie d’une sorte de club assez fermé de jeux dont le succès ne se dément pas malgré le temps qui passe. Si j’y songe, je referai le point dans cinq ans :-).

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