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Déc 09 2013

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Jeu de nain, jeu de malin

30Vendredi j’ai enfin pu tester Belfort qui me faisait de l’œil depuis l’été, comme quoi il ne faut jamais désespérer. Bien que cet été, pour l’avoir vu jouer, de loin je dois l’avouer, puis entendu les commentaires, j’appréhendais un peu ce jeu qui semblait plutôt corsé et tout et tout.

La première impression laissée par la lecture des règles a tempéré un peu ces craintes. Le tout semblait somme toute assez simple de par des mécanismes connus. Et à l’usage, l’impression s’est confirmée. Je m’explique.

Belfort est un jeu de placement d’ouvriers. Donc si vous avez déjà pratiqué Caylus, Les Piliers de la Terre, Felinia ou encore Village (Descendance), vous ne serez pas trop dépaysés, pour ne pas dire dans un environnement connu.

Bon, d’accord, ces ouvriers ne sont pas des serfs, des esclaves ou autre main d’œuvre plus ou moins bon marché, nous avons là des nains, des elfes et des gnomes. Mais au final, ils font le même travail: produire du bois, de la pierre, du métal, de l’argent, bref, tout ce qui est nécessaire au jeu.

Il y a donc une phase de placement des ouvriers. Puis une phase de collecte et enfin une phase d’actions où les joueurs pourront construire. Car Belfort se passe dans une ville. Il s’agit donc de construire des bâtiments dans les différents quartiers de la ville, au demeurant tous pareils, et recruter de nouveaux travailleurs.

Car dans Belfort, ce n’est pas tant le nombre de constructions qui importe, ni d’ailleurs leurs types. Non, ici ce qui compte c’est d’être majoritaire dans un quartier. trois fois dans la partie, un décompte donne des points aux joueurs majoritaires dans chacun des cinq quartiers et à ceux qui ont recruté le plus de nains, d’elfes et de gnomes.

Le jeu emprunte donc des mécanismes à gauche et à droite. Rien de nouveau, rien de révolutionnaire et au final, un jeu qui, sans être mauvais, n’est pas non plus très bon. L’idée de départ est certes intéressante. Mais le jeu reste très linéaire. Chacun des cinq quartiers de la ville est identique avec exactement les mêmes bâtiments, et chaque bâtiment d’un même type a le même coût, et chaque bâtiment a fondamentalement la même valeur puisque le but est d’être majoritaire dans un quartier. Un déséquilibre sur ces différents éléments eut pu être salutaire et rendre le jeu un peu plus passionnant.

En bref, tous les ingrédients de la soupe sont excellents, il manque juste un peu de sel pour lui donner un peu de goût. Je suis un peu resté sur ma faim.

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