mardi 16 janvier 2018     

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Déc 31 2013

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Parfois il faut aller au charbon

glueckaufDécouverte, vendredi dernier, de ce nouvel opus du duo Kramer-Kiesling, à qui l’on doit TikalJava, Mexiko, Verflixxt ou encore Die Palaeste von Carrara. Glück Auf, en français Gueules Noires, est une interjection que se lançaient les mineurs avant de descendre dans le puit pour se souhaiter bonne chance, un peu comme le « merde » des acteurs avant d’entrer en scène.

Pour, d’emblée, ne rien vous cacher, Glück Auf repose sur une mécanique éprouvée de placement de pions, qu’on les nomme travailleurs, mineurs, artisans ou chevaliers n’y change rien. Or donc, on a ici un certain nombre de pions à disposition qu’il faut à tour de rôle placer sur une action que l’on souhaite effectuer. Le reste n’est dès lors que résolution de l’action et planification.

Les plus que les auteurs apportent se retrouvent dans les détails, mais ne dit-on pas que c’est justement là que le diable se cache? Si le diable est dans le détail, la finesse s’y découvre également. Car les auteurs ont su apporter juste ce qu’il faut de sel à une mécanique éprouvée pour la rendre sinon succulente, du moins savoureuse.

Là où d’autres jeux du genre interdisent de placer plusieurs pions sur la même action, ici cette possibilité reste ouverte, moyennant un surcoût. Il est donc loisible de planifier au plus proche les ressources nécessaires. Et une petite mécanique interne propre à l’extraction du charbon amène un peu de piment puisqu’il faut compter les coups nécessaires pour optimiser l’acheminement du minerai vers l’extérieur.

Tout fait penser qu’il s’agit d’un jeu de production. certes, les joueurs produisent, remplissent des contrats, creusent des galeries. Mais au final, l’important est la majorité. Les points de victoire sont octroyé pour le joueur qui a extrait et utilisé le plus de minerai de chacune des couleurs, le joueur qui a transporté le plus de minerai avec chacun des moyens de locomotion et celui qui a creusé le plus de galerie de chacun des couleurs, tout en respectant un certain équilibre lors des excavations.

D’aucuns ne manqueront pas d’y voir un ensemble particulièrement tarabiscoté et complexe. Détrompez-vous! Si les premières sensations sont bien celles-ci, la fluidité du jeu se dévoile au fil des tours. La partie est étonnamment rapide, bouclée qu’elle fut en 45 minutes, montre en main, à quoi il a fallu ajouter 15 minutes d’explication des règles. Bon, j’avoue ne pas y avoir joué avec des adeptes du pesage du pour et du contre et des prévisionnistes acharnés qui, à chaque tour, analysent toutes les situations possibles.

Au final, j’avoue avoir été plutôt séduit par ce jeu, même si je ne me risque pas à affirmer que son espérance de vie soit aussi longue qu’un Puerto Rico. Mais j’y rejouerai volontiers une partie à la prochaine occasion qui se présentera.

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