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Fév 10 2014

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Un vieux avec du mordant

league_of_six_01Il y a une dizaine de jour, j’ai rejoué à League of Six, un jeu déjà ancien, édité en 2007. Pour ne rien vous cacher, j’ai été déçu… en bien :-). Au terme de la partie, il a bien fallu se rendre à l’évidence: ce jeu fait partie du gratin de ces grands anciens sur lesquels le temps n’a pas de prise.

Je me souviens très bien de ma première partie, c’était à la Spielwies’n de Munich en 2007, deux semaines après la sortie du jeu à Essen. Nous y avions joué avec un des Tchèques du stand CGE. Et déjà lors de cette première partie, l’impression avait été excellente. Nous avions quitté la table l’eau à la bouche et le jeu sous le bras.

Depuis, les parties se sont accumulées. Et comme toujours dans ces cas, les mois qui ont suivi notre retour de Munich, les bras chargés de nouveaux jeux, les parties se sont enchaînées, d’abord sur un rythme régulier, voire acharné, puis de façon plus espacée. Et comme nombre de jeux, League of Six a cédé sa place à d’autres nouveautés pour prendre ses quartiers sur l’étagère du club.

Mais contrairement à d’autres de ses collègues en boîte, il ressort de temps à autre, deux ou trois fois dans l’année. Et là, ça faisait bien près de douze mois que je n’y avais plus joué. Et je dois dire que le plaisir, les émotions, les sensations furent à l’image de celle ressenties lors de cette toute première partie. Un jeu bien torché, malgré un thème pas vraiment présent, avec un bon système d’enchères, qui se joue facilement. Et même à six joueurs (possible avec l’extension sortie en 2008), la durée demeure tout à fait raisonnable.

Dans ce jeu, j’aime beaucoup la simplicité du mécanisme et tout le côté bluff qui en découle. On peut aller chatouiller un autre joueur sur un endroit qu’il souhaite conserver pour se faire de l’argent afin de prendre possession de la ville convoitée sans coup férir. Et ensuite, il y a toute la subtilité de cet hexagone placé sur chacune des villes. Et parfois ce n’est pas tant celui qui offre le plus de choix qui présente les meilleurs choix. Le dosage est tout simplement parfait.

Les choix sont permanents: amasser beaucoup de matières, mais aussi être premier joueur pour choisir de prendre une carte. Et c’est à chaque fois un peu sur le fil du rasoir. Quand laisser du mou, quand jeter toutes ses forces pour prendre une ville, comment éviter que la ville convoitée ne soit trop chère. Et si d’aventure celle convoitée n’est plus disponible, comment faire au mieux avec un second ou un troisième choix et surtout quel prix lui attribuer.

Tout ça pour dire que si vous avez aussi ce jeu au bas d’une étagère, au fond d’un meuble ou caché derrière des jeux plus récents, faites l’effort de le ressortir et d’y rejouer. Vous y retrouverez le plaisir d’un jeu assez épuré, sans règle tarabiscotée, avec des mécanismes plutôt intuitifs, avec juste ce qu’il faut de sel et de piment pour en faire une vraie réussite. Bref, un jeu qui mérite sa place au panthéon des jeux de plateau, un jeu qui ne laisse aucun regret, un vrai coup de coeur quoi!

[warning]Sur le même jeu:

– La fiche League of Six[/warning]

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