jeudi 14 décembre 2017     

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Avr 01 2014

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Ô Poseidon, baron de la mer!

10Je le dis d’entrée, je ne fais pas partie du fan’s club de 1830! D’un autre côté, je ne pourrais prétendre que je déteste ce jeu. Au contraire. Il m’arrive d’y jouer à l’occasion, et même d’y prendre un peu goût. Mais je ne suis pas fan. J’aime bien la tension qui règne, les coups tordus (pour ne pas dire de p…) que le jeu autorise, la planification. Bref, l’ensemble. Mais c’est bien connu, le diable se cache dans le détail. Et là, il y a des choses que je déteste comme l’exercice de prise de tête que constitue la phase boursière ou la guerre aux tuiles pour la construction de rails. Au final chaque partie s’avère longue malgré toutes les bonnes intentions déclarées en début de partie.

J’étais donc sceptique à la proposition d^’une partie de Poseidon. Car oui, Poseidon est un avatar de 1830 comme l’indique sur la boîte le sigle 18XX. Scepticisme encore renforcé à l’explication des règles par un fan de 1830 parlant de compagnie, de bourse, de ligne. Il fallait comprendre « maritime » dans tout ce jargon. Mais au final plus de peur que de mal. Or donc le jeu est très similaire à 1830. On commence par l’acquisition d’une compagnie existante, petite, qui apporte un peu d’argent et qui peut être transformée en un autre avantage en cours de partie.

Et il y a la phase d’acquisition des compagnies proprement dite, selon une procédure très similaire à 1830. Et la partie débute réellement. La chronologie des tours se lit aisément sur une échelle. Les joueurs vont, à tour de rôle, placer des comptoirs commerciaux, acheter des navires, naviguer et encaisser de l’argent qui ira soit dans la caisse du joueur, soit dans celle de la compagnie. Comme dans 1830, un système d’obsolescence des navires est prévu, qui oblige les compagnies à thésauriser ou mettre des actions en vente pour renflouer leurs caisses.

La phase commerciale, qui permet d’acheter et vendre des actions, est ici très différente et pas aussi détaillée, donc pas aussi fastidieuse, que dans 1830. Achat d’actions, vente, éventuelle prise de contrôle d’une autre compagnie et basta. C’est relativement rapide et n’influence pas le cours des actions de la même manière que dans 1830. En fait les valeurs de titres n’évolue qu’assez peu et l’évolution est linéaire.

En moins de deux heures, la partie est pliée. Et elle pourrait même l’être plus rapidement. Les derniers tours semblent en effet un peu artificiels. Aucune compagnie ne pouvant faire mieux, ils ont consisté à simplement encaisser de l’argent. Evidemment, celui qui encaisse moins perd du terrain lors de ces derniers tours. Personnellement, j’eus préféré un réglage plus fin. En conclusion, je ne suis pas fan de 1830 mais je pourrais le devenir de Poseidon.

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