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Juin 11 2014

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Un vrai bazar

DIGITAL CAMERACe jeu c’est Byzance! Enfin presque. Oui, la perche était bien là, bien tendue, y avait plus qu’à la saisir. Mais je reste très content d’avoir pu le découvrir car bien que réglé comme un jeu à l’allemande, nul ne saurait cacher ses origines, il a des atouts séduction. Ce n’est pas un aspect particulier qui lui procure ce petit goût agréable, mais l’ensemble.

En y jouant, je n’ai pu m’empêcher de faire des comparaison, de rechercher des ressemblances. Car elles existent. le jeu m’a laissé une impression de déjà vu, mais pas totalement, de nouveauté, mais pas totalement. C’est donc une somme de déjà vus arrangés dans un ordre encore jamais vu qui doit lui donner cet aspect.

C’est d’abord Louis XIV qui s’est imposé à mon esprit. Des tuiles, sur lesquelles il faut déplacer des pions. Et puis j’ai aussi eu une fugace vision de Palais Royal. Le déplacement des pions m’a aussi rappelé un (très) lointain souvenir, qui m’est finalement revenu: Die Händler von Genua, un jeu de 2001 auquel nous avions beaucoup joué à sa sortie, et qui fait désormais partie du club bien fréquenté des « Grands Oubliés ». Evidemment direz.-vous, rien de surprenant puisqu’il s’agit du même auteur (celui d’Istanbul et celui de Die Händler von Genua et de Louis XIV donc). Du coup, toute ressemblance, même de loin, n’est peut-être pas le fruit du plus pur des hasards.

20Bref, tout ceci pour dire que le dicton culinaire qui veut que c’est dans les vieux chaudron que l’on fait les meilleures soupes recèle peut-être un fond de vérité. D’ailleurs le jury du Spiel des Jahres a dû goûter la soupe en question puisqu’il a nominé Istanbul parmi les trois jeux susceptible de décrocher la distinction Kennerspiel des Jahres, donc le prix du meilleur jeu pour connaisseur (c’est pour dire que ça s’apprend pas en trois minutes au coin d’une table).

Quoique! Le jeu reste assez simple. Deux tours de table et hop! on a vu comment ça fonctionne. Chacun est capable de comprendre rapidement comment faire des points de victoire. Rien de très compliqué car, contrairement à d’autres jeux dits complexes, la manière de faire des points se voit directement. Nulle circonvolutions, nulle transformation: amasser de l’argent, amasser des matières et les amener sur l’une ou l’autre case pour recevoir son rubis en récompense. Le premier à sept (ou huit) l’emporte immédiatement. Une petite heure de tension croissante (ça démarre lentement, on croit qu’on a le temps et tout à coup c’est fini, donc un tiens vaut mieux que deux tu l’auras pas) et tu es prêt à remettre ça.

[warning]Sur le même jeu:

la fiche[/warning]

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