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Août 18 2014

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Pied au plancher

00Le titre s’imposait pour un jeu de course de voiture. Et dans ce secteur, difficile de trouver le bon filon, le mécanisme novateur. Mais force est de reconnaître que les Américains savent mettre de l’ambiance dans leurs jeux.

Thunder Alley n’est peut-être pas le meilleur des jeux de course de voitures. Mais une chose est certaine: on s’y croit. Sous des abords un peu rébarbatifs avec des règles qui semblent imbuvables pour un jeu de cet acabit, Thunder Alley cache bien son jeu.

La découverte du jeu passe par le circuit ovale des courses de Nascar. Et pour tout dire, je n’ai pas essayé d’autres circuits, même si en Europe on préfère les truc plus tarabiscotés. Donc  une fois tout posé, ça semble un peu fruste.

Pions en carton pour les voitures, piste réduite à son strict minimum, grille de départ aléatoire, l’entrée en matière n’était pas très encourageante je le concède. Et puis ces règles qui semblaient d’une complication inutile. Mais la mauvaise impression s’est effacée d’elle même dès le premier coup joué.

Thunder Alley se joue avec des carte. Chaque joueur a une main d’un nombre de cartes égal au nombre de voitures qu’il contrôle plus une. Les cartes vont faire avancer les voitures avec plusieurs effets: soit la voiture choisie avance seule égoïstement (c’est souvent le plus mauvais choix), soit elle entraîne dans son sillage toutes les voitures de la même ligne, soit elle pousse toutes les voitures devant elle sur la même ligne, soit elle entraîne et pousse les voitures de la même ligne.

Inutile de tenter le top coup à chaque carte posée, c’est peine perdue. Donc dès la première carte jouée, tout est bouleversé. Et rapidement chacun se rend compte qu’il faut collaborer: parfois pousser, d’autres fois tirer, mais surtout éviter de se retrouver isolé car il est alors difficile de se faire embarquer dans une ligne de voitures qui se déplacent. Et l’élimination est rapide. Il suffit de se faire rattraper et c’est l’élimination à la fin du tour.

Et le plus étonnant est qu’on a tout à fait l’impression de se retrouver dans une course de Nascar avec ces voitures qui se déplacent en file indienne. Tout à fait inhabituel comme impression. Après deux ou trois tours (de jeu pas de piste), le rythme est là. Bien sûr le hasard joue un rôle important, mais on peut aussi négocier avec les autres joueurs (je te pousse un coup, tu me tires au coup suivant).

Et au final, la partie est pleine de rebondissement et rapide. Quatre tours de piste (du moins à sept joueurs), une heure de jeu, et ceux qui pensaient être largués dès le premier tour ont réussi un retour au premier plan avant de disparaître à nouveau dans le peloton des suiveurs. Bref, ce fut un chassé croisé impressionnant tout au long de la partie. Et l’important est surtout de parvenir à mener ses trois voitures au terme des quatre tours, ça rapporte bien plus en points de victoire que de s’en faire éliminer en cours de route.

Un jeu étonnant par son mécanisme, surprenant par l’immersion dans laquelle il plonge les joueurs et qui, au final, demande à être rejoué.

02

Tout le monde sur la grille, la course démarre

03

Première carte jouée par le premier joueur, on est déjà dans le premier virage.

04

Toutes les voitures ont été jouées une fois, le premier tour de circuit est presque achevé, les derniers ne vont pas tarder à se faire rattraper.

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