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Fév 11 2015

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Panamax, un jeu exigeant

10Vendredi dernier j’ai, enfin, pu découvrir ce jeu arrivé sur nos étagères au retour du salon d’Essen. Oui, ça fait donc un bout de temps qu’il est en attente. Mais personne n’a eu le courage, ou l’envie, de se plonger dans les règles jusqu’à présent. C’est donc désormais chose faite.

Panamax est un jeu économique, de transport et de logistique. Les joueurs contrôlent une compagnie maritime et doivent placer des containers sur les navires (les leurs ou ceux des autres joueurs) pour les faire traverser le canal et gagner de l’argent. Il est possible d’acquérir des actions des compagnies adverses (et de la sienne) et les compagnies versent des dividendes si elles le peuvent. A la fin, le joueur le plus riche l’emporte.

La découverte des règles s’est avérée assez ardue. Elles sont longues, mais plutôt claires. En revanche, malgré la simplicité du tour de jeu et des actions à réaliser, les règles laissent immédiatement apparaître la complexité des interactions (entre joueurs et entre actions).

La première surprise fut le nombre considérable de dés. Et pourtant le hasard reste marginal. Les dés sont avant tout des pions pour les joueurs et certains d’entre eux sont destinés à déterminer les actions possibles. Le plateau de jeu, une fois la longue mise en place effectuée, s’avère fonctionnel. Chaque élément y trouve sa place sans encombrer le terrain. Quant au design de l’ensemble, c’est une question de goût.

Les joueurs ont à disposition des dés à leur couleur, un plateau individuel et des navires. Les dés représentent des containers qu’il faut charger sur les navires. La valeur du dé correspond à la valeur du container, donc l’argent que la compagnie du joueur engrange une fois traversé le canal de Panama. A son tour, le joueur n’a que de choix d’actions: prendre un contrat de livraison et charger des containers sur des navires ou faire naviguer les navires de son choix. Dit ainsi, ça semble simple.

Mais… les conséquence des actions ne sont pas anodines. D’abord, chaque joueur aura droit à quatre actions par tour et il y a trois tours, donc un total de douze actions en tout et pour tout. L’amplitude des actions réalisable (par exemple le nombre de container que le joueur peut charger ou le nombre de cases de déplacement) est indiqué par une série de dés, lancés au début de chaque tour et positionnés sur les cases de leur valeur. Ils sont ainsi répartis entre déplacement et chargement.

Et… pour charger, il s’agit de prendre un contrat, lequel indique la zone de chargement (il y en a quatre, deux dans le Pacifique et deux autres dans l’Atlantique). Interdit de charger deux fois sur le même navire. Dans la mesure du possible, charger tous les containers du contrat pour obtenir un bonus. Bref, chacun s’efforce de charger un maximum.

Et… ne pas oublier de naviguer, car seuls les containers qui ont effectué la traversée ne coûteront rien à l’entretien. pour chacun des autres, la compagnie doit payer, plus ou moins cher selon la zone du canal où ils se trouvent. La navigation est aussi sujette à des règles particulières. Il y a des écluses et des -portions normales. Il est nécessaire de bien gérer le nombre et le type de déplacement à disposition. Surtout que les navires peuvent se déplacer de conserve, et de concert,  pour passer les écluses et que ceux qui arrivent poussent ceux qui sont le plus avancé. Un effet domino qui nécessite de bien calculer ses coups.

Et… tenir compte des aspect économique et logistique. Il vaut mieux avoir des containers à disposition au terme du tour, mais pas trop afin de pouvoir en charger un maximum. Il faut sauter sur l’occasion d’acheter des actions de sa compagnie ou d’autres compagnie lorsque l’occasion se présente (mais il faut en avoir les moyens financiers). Il faut garder à l’esprit qu’au terme du tour la compagnie va devoir payer l’entretien des containers en route (si la compagnie ne peut pas payer, le joueur y va de sa poche) et qu’elle versera un dividende à ses actionnaires (mais elle ne verse rien si le montant en caisse est insuffisant).

Voilà pour l’essentiel. Mais rassurez-vous, le jeu comporte encore bien des subtilités qu’il vaut la peine de découvrir en jouant. L’impression qui se dégage est qu’il s’agit d’un jeu exigeant, qui demande un réel effort de réflexion et de planification. L’intensité est présente en permanence malgré une durée importante (compter plus de deux heures). La tension est palpable et les discussions nécessaires, car on navigue toujours mieux à deux ou trois que tout seul.

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