lundi 23 octobre 2017     

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Avr 07 2015

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Ne soyons pas bornés

31Découvert à sa sortie en 2012 à la Spielwies’n de Munich, Milestones a connu un destin particulier, par chez nous en tous cas. Une première bonne impression lors de la découverte du jeu à Munich, puis quelques parties au retour, suivies d’une très longue traversée du désert. Le jeu a rapidement trouvé une place inamovible sur son étagère.

Mais le temps qui passe a parfois du bon. Et ce fut avec un certain étonnement, mais non sans beaucoup d’enthousiasme, que j’ai repris ce jeu, à la demande de Christophe. Et bien nous en a pris. Car nous avons ici affaire à un jeu particulièrement intéressant. Tout d’abord, il est simple d’accès, et peut convenir à nombre de néophytes. Une partie ne s’éternise pas, une petite heure suffit à la partie. Certes au final, on ne s’engouffre pas immédiatement dans une nouvelle partie, mais le jeu laisse encore et toujours une bonne impression.

Et ce côté agréable, ce jeu le doit certainement à sa gestion des phases. D’abord on produit, puis on construit et enfin on licencie un travailleur. C’est un peu immoral, je vous l’accorde, mais tellement nécessaire à la dynamique du jeu. Car dans Milestones, le joueur est seul à décider de la rapidité de l’enchaînement de ses actions. Certains vont musarder dans la partie haute du plateau de jeu et produire à l’envi, d’autres iront beaucoup plus vite pour construire peu, mais sur les meilleurs emplacements. Et en cours de route, il faudra souvent engager de nouveaux travailleurs, tout en veillant à ce qu’ils produisent et dans quel ordre.

Plusieurs paramètres de gestion entrent en ligne de compte, sans que le jeu n’en devienne lourd, complexe ou brouillon. Et il faut surveiller un peu ses adversaires. Car parfois il est bon de mettre le turbo pour construire avant un autre joueur, quitte à ne construire qu’un bout de route, ou une maison. Car dans tous les cas, à un moment ou à un autre, le passage par la case château est inévitable, et il vaut mieux y laisser le moins de plumes possibles. Car on y paie des impôts, le joueur doit abandonner au châtelain toute sa production non utilisée, hormis trois matières de son choix. Il vaut donc mieux avoir tout pu dépenser en construction. Et c’est aussi à ce moment qu’il faut se résoudre à mettre un artisan au chômage.

Dans cette partie, l’étonnement est surtout venu de l’aspect course qui avait passé un peu au deuxième plan à la sortie du jeu. Et ceci provoque un peu les mêmes sensations que dans un jeu comme Les Aventuriers du Rail. Car à chaque tour, le joueur est confronté à un choix: produire un maximum ou avancer rapidement. Et l’attitude des autres joueurs devient rapidement une source  de tension intérieure: si je produis davantage, je perdrai telle ou telle possibilité de construction, mais peut-être s’en ouvriront d’autres qui ramèneront davantage de points. Décidément, Milestones (qui signifie bornes) est définitivement un bon jeu.

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