lundi 20 novembre 2017     

«

»

Sep 29 2015

Imprimer ce Article

Offrez-vous un dieu

20La couverture de Deus fait penser à plusieurs autres jeux mythologiques. Rien à voir, ou pas grand chose. Ici ni conquête, ni bras de fer, ni parcours plus ou moins initiatiques, mais de la construction. Un soupçon de Colons de Catane, une pincée de Settlers, de la poussière céleste et vous avez Deus. Enfin presque.

Le premier étonnement en ouvrant la boîte est de constater qu’il y a un plateau de jeu, modulaire, et des cartes. Une fois installé, le plateau fait beaucoup penser aux Colons de Catane. Rassurez-vous, toute ressemblance avec un jeu existant est totalement fortuite et uniquement visuelle.

Chaque joueur a devant lui un petit plateau individuel qui lui servira à aligner les cartes de ses construction et à placer sa réserve de pions. Et oui, au fur et à mesure que les cartes s’alignent, on ne peut s’empêcher de songer à Settlers, mais là aussi la ressemblance est surtout visuelle.

Mais venons-en aux faits. Vous l’avez compris, Deus est un jeu avec un plateau placé au centre de la table. Il est composé de grandes pièces hexagonales (mais arrondies dans les angles), elles-mêmes découpées en sept hexagones de couleur différentes. Les couleurs définissent le type de terrain: montagne, forêt, champs, village, glaisière. Et chaque terrain peut rapporter des ressources, mais pas de manière directe. Dans Deus, tout est question de rythme.

Le tour de jeu, comme dans de nombreux jeux actuels, est simplissime: le joueur choisit une action parmi deux à disposition. Il a le choix entre construire un bâtiment ou faire une offrande aux dieux (d’où le titre), c’est-à-dire défausser des cartes et ramener a main à cinq cartes.

Pour construire, rien que de très logique: le joueur paie le coût de sa construction, place un pion du type de la construction sur une case du plateau de jeu (adjacente à un de ses pions précédemment placé ou sur une case qu’il occupe déjà), et pose la carte du bâtiment construit dans la colonne correspondante au type de bâtiment sur son plateau personnel. Et c’est ici qu’intervient la première particularité de ce jeu. Une fois la carte posée, le joueur effectue les actions de chacune des cartes posées dans la même colonne en débutant par le bas, soit par la construction la plus ancienne.

Oui, tout est question de rythme. Certaines constructions ont davantage d’effets ou sont plus efficaces si elles sont construites après certaines autres. Les effets sont parfois liés à la case sur laquelle un certain type de bâtiment ou un certain nombre de bâtiment ont été posés, ils sont d’autres fois indépendants de ces contingences. Les bâtiments, selon leur type, cinq au total, rapporteront des ressources, de l’argent, des points de victoire, ou encore des possibilités annexes, comme par exemple activer une carte d’une autre colonne, piocher des cartes, piller un village.

Mais voilà, comme dans tout bon jeu, le joueur est parfois à cours de quelque chose: manque de ressource, d’argent, de carte. C’est ici qu’intervient l’offrande aux dieux. En clair, le joueur défausse tout ou partie de sa main (toutes les cartes sont des bâtiments) pour piocher de nouvelles cartes. Et ici intervient la deuxième particularité du jeu. La défausse n’est pas anodine. La couleur (type) de la dernière carte défaussée (la défausse se fait face visible) détermine les possibilités qui seront offertes au joueur. Dans tous les cas il pourra ajouter à sa réserve un pion bâtiment du type indiqué la carte et fondamentalement ramener sa main à cinq cartes. Et en fonction du type de la dernière carte défaussée, il pourra prendre de l’argent, prendre des ressources, prendre des cartes supplémentaires, ajouter des bâtiments supplémentaires à sa réserve ou gagner des points de victoire, et ceci selon le nombre de cartes qu’il a défaussé. Non seulement la dernière carte défaussée importe, mais le nombre également. C’est assez subtil.

Et comme de juste pour un jeu de dieux, il y a des temples. Leur effet ne se déclare qu’au terme de la partie, laquelle se termine justement une fois tous les temples construits (ou tous les villages pillés). Ils donnent des points de victoire selon la situation du joueur sur la carte, par exemple x points par case qu’il occupe avec quatre bâtiments. Rien de très compliqué dans ce jeu tout en finesse qui fut une très agréable surprise.


21 20150925_223302

Lien Permanent pour cet article : http://www.geniedelalampe.org/?p=7805

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *