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Nov 05 2015

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Descendance?

40Le titre vous a fait songer à un tout autre jeu? Mais ici, nous ne sommes pas dans un village, ou alors un village peuplé uniquement de nobles. Et d’ailleurs le titre ne laisse pas planer le doute, ce n’est qu’entre nobles que ça se joue.

Mais trêve de bavardages inutiles. Voyons plutôt de quoi il en retourne. Among Nobles est un jeu de cartes qui se joue en trois périodes (non, rien à voir avec 7 Wonders) au cours duquel chaque joueur  contrôle une famille de nobles qui va grandir (ou pas), chaque personnage nouveau, enfant ou allié, permettant de gagner des points de victoire ou de l’argent.

Pour chacun, la partie débute avec un couple. Chaque personnage a des caractéristiques propres résumées par des icônes placées en colonnes de quatre lignes. Chaque personnage a aussi un pouvoir spécial, une couleur, un nom et une brève citation le concernant. Les deux derniers éléments, historiques, sont sans la moindre influence sur le jeu, ainsi Napoléon peut très bien être le descendant d’une union entre Marie la sanglante et Frédéric de Prusse (peut-être est-ce réellement le cas et les historiens nous ont toujours menti à ce sujet).

En revanche, la couleur des personnage est importante. Pour celles et ceux qui n’ont pas eu la chance d’étudier les expériences de Mendel en cours de biologie (Mendel était un moine catholique tchèque considéré comme le père de la générique après voir croisé des petits pois vert lisses avec des jaunes fripés a constaté que le résultat donnait un quart de verts lisses, un quart de verts fripés, un quart de jaunes lisses et un quart de jaunes fripés), sachez, après cette parenthèse, que deux parents, un vert et un rouge par exemple, ne peuvent pas engendrer une descendance d’une autre couleur.

Voilà, tout est dit, ou presque. Passons donc aux choses sérieuses. A sont tour, le joueur choisit un de ses personnages et effectue une action. par là on entend que le joueur choisit une des lignes d’icône de l’un des personnages et réalise l’action liée à chacun des icône de la ligne, de gauche à droite dans l’ordre. Si le personnage est marié, le joueur effectue toutes les actions du personnage mâle et de son épouse situées sur la même ligne.

Il sera ainsi possible de placer ou déplacer des armées sur des territoires, de gagner des points de victoire, de gagner de l’argent, de conclure un mariage pour un membre mâle (sans jeu de mot) de sa famille, d’engendrer une descendance, masculine ou féminine, pour le couple ou encore de comploter. Conclure un mariage se fait simplement un choisissant une femme parmi celles présentées par les autres joueurs (chaque joueur qui a au moins un femme célibataire dans sa famille doit en présenter une). Engendrer une descendance consiste à prendre une carte parmi celles exposées pour la placer sous le couple qui a eu cette descendance. La carte doit être d’une des deux couleurs des époux et l’enfant doit être du sexe indiqué par l’icône d’action.

Conclure un mariage ou placer des armées sont des actions qui ont un coût financier, et qui rapportent des points. La famille du marié doit payer le mariage (deux pièces d’or), la famille de la mariée reçoit deux points de victoire. Les territoires occupés peuvent rapporter de l’or ou des points de victoire. Selon le nombre de joueur, chacun aura deux ou trois actions à effectuer. Une fois que tous les joueurs les ont réalisées intervient une phase de réhabilitation. Les conflits dans les provinces sont résolus. Chaque joueur qui contrôle une province en perçoit le revenu. Et si la période est terminée (la pioche de cartes de la période est vide), il y a un changement générationnel. Tous les personnages de la génération la plus âgées trépassent (place aux jeunes) et les cartes sont défaussées.

Ce jeu laisse une impression un peu ambiguë. Il a ses bons et ses mauvais côtés. Si un joueur ne parvient pas à avoir de la descendance régulièrement, il risque de se retrouver avec un seul personnage et s’ennuiera toute la partie. C’est possible, car avec un peu de malchance, aucune des cartes n’est de la bonne couleur au moment où vient son tour. Et ça peut arriver plusieurs tours de suite. Ou alors le joueur ne peut avoir que des filles qui seront toutes mariées ailleurs. Et le jeu devient alors vite pénible pour le joueur concerné. Si le jeu est prévu pour trois à cinq joueurs, il semble que trois, éventuellement quatre, soit le nombre le plus intéressant pour y joueur. Ceci dit, la partie est assez longue même si la lecture des règles peut faire penser que ça se jouera rapidement. Compter une bonne heure et demie. Au final, le jeu ne m’a pas déplu, mais n’est pas parvenu non plus à m’emballer même si j’ai apprécié l’ambiance qu’il crée.

42 41 32

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