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Nov 23 2015

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De merveilleuses histoires de temps

00Le titre ne cherche pas à vous induire en erreur, mais à donner une première information. Stephen Hawking est le premier nom qui m’est venu à l’esprit en découvrant ce jeu, mais avant d’en lire les règles. Et à la lecture des premières phrases de l’introduction, j’ai pensé à MEGA! Souvenez-vous (enfin, en disant ça je m’adresse aux grands anciens, pour ne pas dire aux petits vieux), c’était en 1984. Le magazine Jeux & Stratégie avait publié un jeu de rôle intitulé MEGA, pour MEssagers GAlactiques (si vous voulez le retrouver en intégralité, c’est là). Oui, ça n’a pas grand chose à voir, mais il était aussi question de voyage dans le temps (en plus de l’espace).

Bref, cessons de ressasser le passé (quoique ce n’est pas tout à fait le cas dans ce jeu) pour avancer un peu dans cette chronique. Il y a peu donc, j’ai eu le plaisir de découvrir ce jeu pas tout à fait comme les autres. Il s’agit en réalité d’une sorte de jeu de rôle sans MJ (meneur/maître de jeu). Des cartes font office de MJ. En ce sens, il s’approche un peu d’Andor, même si le thème est très éloigné et n’a rien à voir. On dira que les mécanismes sont cousins. Le fait de visiter certains lieux font tirer des cartes qui influencent la suite de l’aventure.

Sauf que Time Stories est davantage qu’un jeu d’aventure où l’on dégomme du monstre (mais il y a aussi un peu de ça). Il y a aussi un aspect enquête qui fait songer à Detective Conseil, avec une enquête assez tordue à résoudre en un temps limité. Concrètement, les joueurs sont des sortes de gardiens du temps qui sont envoyés en mission dans le passé pour réparer des anomalies qui ont provoqués des sortes de bogues temporels. Et lorsque le joueur est renvoyé dans le temps, il prend possession d’une personne de cette époque. Et pour la première aventure, vous devrez enquêter dans un asile d’aliéné des années 1930 (environ).

Pour le reste, je me contenterais de parler mécanisme. Les joueurs choisissent un lieu où ils se rendent forcément et obligatoirement tous ensemble. Ils peuvent s’entretenir avec les personnages présents, fouiller le mobilier, retourner la terre. Bref, chaque lieu propose un certain nombre d’actions matérialisées par des cartes. A chaque fois que le lieu est décidé, un joueur prend le paquet de cartes correspondant à ce lieu et place les cartes face cachée sur l’emplacement réservé du plateau de jeu. A noter ici la finesse des concepteurs. Lorsque les cartes sont placées dans l’ordre voulu, le dos montre la scène que les joueurs découvrent.

Chacun peut ensuite décider librement de la carte qu’il désire découvrir. Parfois, il est utile, voire nécessaire, de se retrouver à plusieurs sur une même carte, en cas de combat par exemple. Selon les cartes, il sera interdit de fuir, ou alors les joueurs devront crocheter une serrure, déplacer un objet lourd, faire parler un personnage. Tout ceci se fait par le biais de jets de dés sous la compétence correspondante du personnage qui effectue l’action, un peu comme dans un jeu de rôle quoi!

Et bien entendu, le temps avance inexorablement. Si les joueurs n’ont pas résolu l’énigme une fois le temps arrivé à 0, ils ont droit à une seconde chance. Et si l’enquête n’est toujours pas résolue, ils ont alors droit à une troisième chance, illimitée dans le temps celle-là. Vous l’aurez compris, une fois que vous aurez résolu une énigme, le jeu est terminé. Inutile de tenter une deuxième partie, vous saurez exactement ce qu’il faut faire. Donc lorsque la première énigme est résolue, il vous faudra passer à la suivante et à la suivante.

La boîte de base ne propose qu’une seule énigme. Vous avez dit frustrant? C’est le moins que l’on puisse dire. En l’état, Time Stories est une sorte de « one shot » qu’il faut absolument avoir joué. C’est très bien fait, bien illustré et on y passe un très bon moment. Pour un club, le jeu est idéal. Plusieurs joueurs pourront l’essayer et il sera rentabilisé. Pour un particulier, je me permets de mettre un bémol. Car le jeu est mort une fois le scénario joué. C’est un peu cher payer pour une seule et unique partie, malgré toutes les qualités du jeu. Il faudra donc acheter un second scénario, car ne vous y trompez pas, une fois le premier joué, vous n’aurez qu’une hâte: vous replonger dans cet univers.

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